La politique a mauvaise réputation : elle serait un « truc de vieux », réservée aux plus de 30 ans. Les jeunes se désengagent-ils vraiment? La Jeunesse Socialiste Fribourgeoise semble démentir ces dires. Oxel Suarez Alvarez (19 ans) et Sami Lamhangar (20 ans), tous deux membres de la JSF et candidats aux élections du 6 novembre, nous confient leurs motivations.

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Pourquoi s’engager en politique ?

Sami : La politique est un thème récurrent à la maison ; mes deux parents sont militants depuis leur jeunesse et ils m’ont toujours encouragé à défendre mes valeurs et ma vision du monde. Mais surtout, ils m’ont appris à oser dénoncer ce qui à mes yeux cloche dans la société actuelle.

Oxel : J’estime que c’est le meilleur outil pour faire évoluer notre société. La politique peut la rendre plus solidaire. Egalement, elle peut proposer une économie innovante, viable et au service de toutes et de tous.

Quelles motivations vous poussent à vous présenter aux élections du 6 novembre ?

Sami : Gramsci disait que ce qu’il haïssait le plus était l’indifférence. Je me suis porté candidat pour ne pas être indifférent aux défis du canton et de la société, mais aussi pour promouvoir et porter haut et fort les idées de la JSF. J’estime que les jeunes ne sont pas suffisamment représentés dans le monde politique actuel et je ne pouvais qu’accepter la chance de pouvoir pleinement m’exprimer à travers cette campagne.

Oxel : C’est dans la continuation de mon engagement politique pour une société plus juste et plus égalitaire. Cela me permettra de mettre mes idées au profit de toute la population fribourgeoise. Je pense aussi que les jeunes ont des propositions à faire et sont tout à fait légitime à être élu au Grand Conseil.

Pourquoi avoir choisi la JSF plutôt qu’un autre parti ?

Oxel : Cela fait trois ans maintenant que je suis engagé politiquement au sein du Parti socialiste et de la Jeunesse socialiste. Ma famille est de gauche, influencée par mes grands-parents qui étaient impliqués en politique dans leurs pays (Espagne et Italie) – je me suis donc tout naturellement tourné vers ces partis-là. Tous deux offrent un réel projet de société aux citoyens suisses et mettent l’humain au centre de leurs préoccupations.

Sami : Je suis membre de la JSF depuis bientôt trois ans, mais je ne suis devenu un membre actif que depuis une année. J’ai choisi la JS car c’est le parti avec lequel je partage le plus d’affinités politiques et dont les idéaux me correspondent le plus.

Pour quelles causes vous battrez-vous, si vous êtes élu ?

Oxel : Je me battrai pour la création d’une offre de bus de nuit pour la population du canton de Fribourg. Cela permettra à toutes celles et ceux qui sortent le soir de rentrer en toute sécurité à leur domicile sans prendre la voiture, si d’aventure ils ont trop bu. Je défendrai l’augmentation de la fréquence des bus et des trains dans tout le canton pour que les parties du canton les plus isolées soient mieux desservies par les transports publics. De plus, cela éviterait de devoir prendre la voiture.

Sami : Je lutterai pour la création de noctambus pour tout le canton, un salaire minimum pour les apprentis et une défense des lieux festifs traditionnels et alternatifs.

Une citation qui vous inspire ?

Oxel : « Etre socialiste, c’est travailler pour une société plus juste. » Cette citation de Lionel Jospin défini mon engagement politique pour une société plus juste, plus égalitaire, plus sociale et plus solidaire.

Sami : « Le monde ou rien. »