La playlist de la Fribune est une sélection de trois morceaux triés sur le volet pour flatter vos tympans exigeants. A chaque morceau correspond une ambiance, un moment de la vie étudiante ou de la vie tout court.

L’après-midi révisions

Pour stimuler vos méninges, quoi de mieux que la petite perle soul Home again  de Michael Kiwanuka. Son premier album éponyme sort en 2012 et rafle dans la foulée le BBC’s sound of 2012, qui récompense le talent le plus prometteur de l’année, rien que ça. Tout est savamment orchestré, un petit riff à la guitare sèche, quelques violons  bien sentis et une rythmique profonde et chaleureuse. Sa voix aussi pure que de la Volvic et plus douce qu’une fesse de bébé talquée couronne le tout et achève  de faire de ce titre le compagnon parfait de vos révisions tardives.

Le premier mojito en terrasse

L’été est enfin là ! Les bourgeons bourgeonnent, les papillons papillonnent, les fleurs fleurissent et les étudiants étudient…de moins en moins. Affalé sur la chaise d’une terrasse en face de ton rencard tu vois trouble, à cause de la transpiration qui te coule dans les yeux ou de ton sixième mojito décidément délicieux, tu ne sais plus trop. Le bar joue  Give it up  du prodige biennois Cee-Roo, passé maître (l’un des meilleurs actuels ?) dans l’art de sampler les morceaux des pépés de la soul et du funk comme Otis Redding ou James Brown.  Ne pouvant résister, tu te lèves d’un bon pour danser, propulsant au passage ton septième mojito dans les airs, en même temps que tes chances de conclure.

La sortie du jeudi soir

Vous connaissez les belles histoires d’amitié animale improbables ? Bea la girafe et Wilma l’autruche, Kate le chien et Pippin la biche ou encore Mani le marcassin et Candy le chien. Le groupe Erwin et Edwin, c’est un peu pareil. À la croisée des chemins entre plusieurs styles, ils décrivent leur musique comme  « Funky Electronic Brass ». Savant mélange entre rythmique électronique et trompette ou trombone acoustique, le quatuor a un unique et seul but : « Make the people dance ! ». Débarquant dans ton oreille tel un char russe en Ukraine « Moskau » et ses sonorités soviétiques atteint indéniablement son but.